Tomorrow, is the first blank page of a 365 page book. Write a good one.
Par où commencer ?
Je regrette déjà de commencer à écrire cet article de blog. Pourquoi ? Eh bien, parce que l’année 2025 touche déjà à sa fin. D’un côté, je suis heureux de la voir se terminer, mais de l’autre, j’ai l’impression de ne pas avoir pleinement profité de chaque instant. C’est un sentiment étrange, n’est-ce pas ? Mais avant de me lancer dans des réflexions philosophiques sur le temps qui passe, laissez-moi vous proposer une petite rétrospective de mon année 2025.
Bien sûr, je ne vais pas tout vous raconter en détail, ni entrer dans des aspects trop personnels. Je vais plutôt me concentrer sur les réussites et les événements marquants qui ont jalonné cette année, aussi bien sur le plan personnel que professionnel.
Du travail, encore du travail
2024 a été une très belle année, marquée par de nombreuses réussites de mon côté. J’ai d’abord décroché un emploi en CDI dans une entreprise qui est, à mon sens, meilleure qu’une très grande majorité des autres boîtes de la même catégorie (les TPE). Le travail m’y plaît, tout comme l’environnement global. Alors oui, ce n’est pas parfait, mais honnêtement, je ne vais pas me plaindre.
Je travaille dans un centre d’affaires composé de bureaux privés partagés, où plusieurs entreprises cohabitent. On n’y retrouve pas uniquement de petites TPE : il y a aussi des succursales internationales comme Cisco, American Express, BlaBlaCar ou encore Datadog. C’est un cadre agréable, avec des personnes issues d’horizons très variés, ce qui rend l’ambiance de travail d’autant plus conviviale.
Photographie promotionnelle du centre d’affaires Sundesk à Biot
(Crédit photo : Sundesk)
Aller travailler dans ce cadre est vraiment agréable et ça me donne une bonne raison de me lever le matin (on dirait presque que je suis en train de cirer les pompes de mon patron… la honte). En plus du travail, je suis désormais propriétaire d’un véhicule quasi neuf, ce qui n’est déjà pas si mal pour mon âge. Bon, je devrais peut-être avoir honte d’avoir choisi un PureTech, mais après tout, on n’a qu’une vie, comme dirait l’autre.
Image de présentation de la Peugeot 208 II de première génération (2019-2023)
(Crédit photo : Peugeot France)
Cette année 2025, eh bien, j’ai continué sur ma lancée… mais c’est un peu le drame. Parce que j’ai l’impression de n’avoir fait que ça : travailler, travailler, travailler. J’ai réellement perdu le compte des idées et des projets personnels que j’ai mis de côté, faute de temps et d’énergie. Alors pourquoi ? Eh bien, quand vous passez presque 7 à 8 heures par jour à bouffer du code (mais pas que), à résoudre des problèmes, à enchaîner les réunions et j’en passe des meilleures… quand vous rentrez à la maison vers 18h ou 19h (je vous ai déjà raconté les bouchons à Sophia Antipolis), vous avez finalement bien d’autres choses en tête que de vous remettre à coder ou à bosser sur des projets personnels. Des projets qui, eux aussi, ont leurs propres problèmes et qui nécessitent précisément ce qui vous manque le plus à ce moment-là : du temps, de l’énergie et de la motivation.
Sans oublier que d’autres obligations viennent s’ajouter à tout ça : la famille, les tâches ménagères, les courses, etc. Le week-end ? Bon… malheureusement, j’ai goûté aux joies des sorties en famille ou avec mon entourage de façon générale. Autant dire que le week-end n’est plus vraiment le moment le plus propice pour avancer sur mes projets personnels. Et mon dos me le rappelle à chaque fois que je passe la journée entière assis sur une bonne vieille chaise en bois.
Au-delà de cet aspect, je me suis aussi rendu compte que j’avais besoin de me reposer, de faire de vraies pauses mentales, de prendre du temps pour moi. Parce que sinon, je sens que je vais finir par imploser sous la pression que je me mets moi-même. Par exemple, cela fait presque un an que je n’arrive pas à avancer sur mon raccourcisseur de liens Internet (Raven Url Shortener). D’accord, j’avoue, il est fonctionnel, mais il lui manque encore des fonctionnalités que j’aimerais y ajouter. Sauf que la fatigue et le manque de temps ne sont pas les seules raisons. Je pourrais très bien avancer tranquillement, par petites sessions de codage, quand l’occasion se présente.
Le vrai problème, c’est que mes outils sont vraiment inadaptés. J’en reparlerai plus loin dans cet article, mais j’ai une façon de faire qui n’est plus optimale et qui me semble totalement dépassée par rapport à ce que je produis en entreprise. Et là, on ne parle même pas de l’argent que l’on peut investir dans certains outils, mais simplement d’organisation et de méthodes de travail plus professionnelles.
Logo du projet Raven Url Shortener
(Crédit photo : ChatGPT)
Vous voyez, tout ça me frustre énormément. En entreprise, on travaille avec des tickets clients, des processus bien définis et des outils adaptés pour avancer sur des projets qui s’étalent sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines et souvent à plusieurs. On utilise, par exemple, des tableaux de planification comme Taiga (avec une approche de type Scrum), GitLab comme dépôt de code, des pipelines CI/CD via Ansible pour automatiser les déploiements, etc. Tout est pensé pour maximiser la productivité, la qualité du travail et celle des livrables.
Alors que de mon côté, eh bien… j’utilise un simple fichier Markdown en local pour gérer mes tâches (que j’ai déjà réussi à perdre), GitHub pour la partie déploiement, ce qui est franchement exécrable à utiliser et à maintenir et un conteneur Docker sur ma machine dédiée pour effectuer des déploiements à coups de scripts Bash plus que douteux.
Honnêtement, si mon employeur voyait ça, il me rirait au nez avant de me reconduire à la porte du bureau en m’invitant gentiment à aller me faire voir ailleurs. Bref, vous l’aurez compris : tout ça doit changer et j’en parlerai dans les points suivants. ⬇️
Mon voyage en Corée
L’une de mes plus grandes fiertés de cette année, c’était mon voyage en Corée du Sud. Beaucoup de personnes m’ont demandé pourquoi un petit blanc comme moi avait décidé de partir là-bas. La réponse est simple : c’était avant tout une promesse. Durant mes études, j’avais fait la connaissance d’une étudiante dans ma promo qui voyageait beaucoup et avait pour projet de découvrir un jour la Corée du Sud. Quelques années plus tard, diplôme en poche, c’était maintenant ou jamais : il fallait y aller avant que la vie d’adulte ne nous rattrape. Nous avons donc planifié le voyage ensemble, avec un budget un peu serré, mais nous avons réussi à concrétiser ce rêve.
Bon, je vous le dis tout de suite : cet article de blog n’est pas un guide touristique, je ne vais donc pas détailler chaque journée passée en Corée. Mais je peux vous assurer que ce fut une expérience incroyable. La culture, la nourriture, les paysages… tout était dépaysant et fascinant. J’ai adoré découvrir Séoul et Busan, en particulier les marchés animés, les temples et palais historiques, ainsi que la vie urbaine, de jour comme de nuit. Les gens, la nourriture, l’atmosphère générale… tout m’a marqué. C’était vraiment un voyage inoubliable, qui m’a ouvert les yeux sur le monde et m’a donné envie de voyager encore plus à l’avenir.
Entrée du Palais de Gyeongbokgung à Séoul (2025)
(Crédit photo : Moi-même)
Alors oui, tout n’a pas été complètement rose. Il y a eu des moments de stress : les problèmes de communication en anglais (mon coréen étant inexistant), quelques galères avec les transports et bien sûr un budget serré qui nous a obligés à faire des choix raisonnés. Mais au final, ces défis ont rendu l’expérience encore plus enrichissante. Ce voyage a été l’occasion de sortir vraiment de ma zone de confort et de grandir en tant que personne. C’est aussi là qu’on se rend compte à quel point nous sommes de tout petits grains de sable dans l’immensité de cet univers qu’est la Terre.
Intérieur d’une rame du métropolitain de Séoul sur la ligne 5 (2025)
(Crédit photo : Moi-même)
Puis, il y a la France. Pour quelqu’un qui n’a jamais quitté l’Europe, le choc culturel est assez important et c’est quelque chose que j’ai très vite ressenti. La France est un pays très centré sur lui-même, qui se repose sans cesse sur un « glorieux » passé, un passé qui n’existe souvent que dans l’imagination des moins audacieux d’entre nous. On ne se rend pleinement compte de cela qu’en visitant un pays aussi différent que la Corée du Sud.
J’avais une image un peu idéalisée de la Corée avant d’y aller, mais en réalité, c’est un pays avec ses propres défis et problèmes, tout comme la France. Par exemple, j’ai été frappé par le rythme de vie effréné à Séoul, la pression sociale intense (des hommes en costume déjà légèrement pompette à 20h, à peine sortis du bureau) et les inégalités économiques très visibles. On passe des stations de métro ultra modernes, aux sonorités marquantes, qui feraient presque rougir notre bon vieux métro parisien bloqué à l’époque des frères Lumière, aux recoins des grandes avenues où des sans-abris survivent dans des conditions déplorables. C’était un bon rappel qu’il faut rester humble face aux autres.
Cours d’eau appelé le « Cheonggyecheon » en plein cœur de Séoul (2025)
(Crédit photo : Moi-même)
Bien sûr, nous avons parfois eu droit à des questions de la part des locaux : « D’où venez-vous ? » Et lorsque nous répondions « France », tous nous regardaient avec des étoiles dans les yeux et un accent français approximatif : « Oh oui, Macron, Mbappé, Baguette ! ». C’est fou comme la France a une image très forte à l’étranger, parfois pour de bonnes raisons, parfois à travers des clichés un peu dépassés. Mais bon, ça fait toujours plaisir à entendre quand on est loin de chez soi.
Vue du hub Air France à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (2025)
(Crédit photo : Moi-même)
Bon, finalement, je l’avoue : j’avais un peu (beaucoup) le mal du pays en fin de voyage. Ce n’était pas la porte à côté (13 heures d’avion…) et je crois que je n’ai jamais été aussi heureux d’entendre quelqu’un parler français lors de mon escale à Berne, en Suisse. Puis, juste en arrivant à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, voir les panneaux en français, entendre les gens parler (et s’insulter, hein ?) dans notre langue, voir le hub d’Air France avec les Airbus à nos couleurs… ça m’a fait un bien fou : Welcome Home. 😊
C’est ridicule comme on peut être attaché à son pays, même quand on ne l’a pas quitté depuis longtemps (Out-of-Context Front National). J’avais presque honte, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir la chanson de Ryan Paris en tête en sortant de l’avion.
C’était merveilleux. 💝
Un été plus que mitigé
De façon générale, les étés sur la Côte d’Azur, il y a deux types de situations : soit vous avez un climatiseur et vous passez de très bons moments chez vous, soit vous n’en avez pas et vous souffrez de la chaleur. Les bureaux où je travaille sont fort heureusement climatisés, donc au travail, ça allait. Par contre, à la maison, c’était une autre histoire.
J’ai passé un été assez mitigé, avec des vagues de chaleur intenses qui rendaient la vie quotidienne difficile. Non mais sérieusement, votre corps transpire à grosses gouttes, vous avez l’impression de cuire dans un four à chaleur tournante, thermostat 7, dès que vous sortez dix minutes (surtout quand vous avez la peau blanche… argh, le racisme en a pris un coup). Et la nuit, vous devez mener une guerre contre une espèce alien : les moustiques, qui veulent vous pomper la moindre goutte de sang. Juste génial.
Sans oublier que quand il fait chaud, les gens font littéralement n’importe quoi. Sur les routes, entre les personnes âgées qui ne peuvent plus enfiler leur sous-vêtement tout seul à cause de la chaleur mais continuent fièrement de rouler à 80 km/h sur autoroute avec leur Peugeot 3008 Hybride sur la voie du milieu et ceux qui conduisent en BMW en tongs comme si de rien n’était en ville, sous prétexte qu’« il fait beau, c’est la Côte d’Azur m’sieur » 😐.
Sérieusement, les gens, buvez de l’eau et restez dignes. Sans déconner, amenez un scénariste américain débarquer tout droit des beaux quartiers d’Hollywood et il vous sortirait un film post-apocalyptique sur la folie humaine en période de canicule, intitulé « What The Fuck France? » (toute ressemblance avec une œuvre existante serait purement fortuite…).
Approche de l’échangeur A7 - A8 en périphérie de la ville d’Aix-en-Provence
(Crédit photo : Fr.Latreille)
En plus des problèmes récurrents liés à cet été (qui, avec le recul, paraissent presque dérisoires) il y a eu ce que j’allais vivre un peu plus tard : le deuil. Ici, je ne vais pas m’étaler davantage, mais disons que perdre quelqu’un de proche et de cher, c’est comme si quelqu’un s’approchait de vous sans votre consentement et soufflait sur votre flamme intérieure pour tenter de l’éteindre. Vous essayez de continuer à avancer, mais il y a ce vide immense qui vous ronge de l’intérieur, sans que vous puissiez être assez fort pour rester debout en permanence.
Aujourd’hui, je commence à peine à accepter la perte de cette personne, mais c’est un processus long et douloureux. J’essaie de me concentrer sur les bons souvenirs et de trouver du réconfort dans les moments partagés, tout en gardant en tête qu’il y aura toujours des jours où la tristesse reviendra me rappeler ce que j’ai perdu. Fort heureusement, j’ai pu compter sur le soutien de mes proches, de mes amis et de mes collègues de travail. Leur présence, les tracas du quotidien, la routine d’un salarié aux 35 heures (le patronat appréciera ce passage 😂), le fait d’être occupé tous les jours, tout cela m’a réellement aidé à traverser cette période difficile.
J’ai aussi essayé de me concentrer sur des activités qui me faisaient du bien : la marche, les jeux vidéo (mon cher Age of Empires II), sortir un peu avec des amis, etc. Je n’aurais jamais pensé dire ça, mais des personnes que j’appréciais déjà au travail m’ont tendu la main. Elles m’ont réconforté, écouté, considéré sans jugement, avec respect et une bienveillance que je n’aurais jamais cru possible à ce niveau de relation. Ça m’a profondément touché et ça m’a aidé à me sentir moins seul dans cette épreuve. Je sais désormais sur qui je peux compter et j’ai une forme de dette mémorielle envers ces personnes. Non pas parce qu’elles ont fait quelque chose de « normal », mais parce qu’elles n’ont pas hésité une seule seconde à mettre leurs propres problèmes de côté pour me soutenir et m’aider à me relever, du mieux qu’elles le pouvaient.
Et quand le travail ne suffisait plus, avoir des amis et des proches qui restent là, qui prennent le temps de prendre des nouvelles alors qu’ils sont à l’autre bout de la planète avec presque une demi-journée de décalage horaire, qui vous accueillent chez eux avec le sourire, comme de la famille, quand on craque lâchement… c’est tout simplement inestimable à mes yeux. Au-delà de cette période particulièrement difficile, c’était aussi (malheureusement) un moment « idéal » pour faire un point sur moi-même. Réfléchir à ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, à ce que je veux faire à l’avenir et essayer de changer certaines choses dans ma vie pour éviter de ruminer éternellement les conséquences de mes actes passés.
À ce moment-là, je voulais juste que le temps s’arrête. Pouvoir souffler, m’asseoir deux minutes, me reprendre en main, lever les yeux vers le ciel et dire à la personne disparue que ça me fait mal. Même si, au plus profond de moi, je sais qu’elle est sans doute bien mieux là-haut que dans le monde des vivants. Mais c’est triste à dire : personne ne s’arrête pour vous attendre. La vie continue, sans répit. Il faut garder la tête haute et… sauver la face. C’est déjà pas si mal, non ?
Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants.
Et pourtant, à ma grande surprise, j’ai commencé à « apprécier le temps », comme dirait l’un de mes supérieurs. Parce qu’au fond, on ne sait jamais de quoi demain sera fait, je me rends compte que je chéris particulièrement les moments passés avec les personnes que j’apprécie ou que j’aime. C’est un peu cliché, mais apprécier le temps présent est quelque chose de difficile, avec une perception qui varie selon chacun et peu de gens y parviennent vraiment parce que tout va trop vite. Moi, j’essaie de plus en plus de le faire pour ne jamais regretter ni oublier des instants précieux.
Prenons un exemple : si vous passez un bon moment avec quelqu’un que vous aimez, attendez le prochain instant de silence. Coupez le son autour de vous, passez en pilotage automatique pour observer votre esprit et regardez cette personne. Non pas pour la juger ou l’analyser, mais pour vivre l’instant présent. Prenez une « photo » dans votre mémoire, pour garder ce souvenir dans cette mémoire si volatile.
Appréciez le moment actuel, la chance d’être en vie, en bonne santé et en bonne compagnie, dans un cadre parfois enviable. Bien sûr, vous pouvez très bien faire ça seul : vous arrêter quelque part, contempler quelque chose de beau, ou juste profiter d’un moment de silence. Il n’y a ni règle, ni protocole : juste profitez. Et si vous y parvenez, j’espère sincèrement que cet instant que vous avez capturé était délicieux. ✨
Ma définition du bonheur : les champs de tournesols près de Valensole (2019)
(Crédit photo : onesteptotheworld.com)
Des projets personnels
Bon, il n’y a pas eu que des mauvaises nouvelles. Malgré tout ce qui est arrivé, j’ai quand même pu réaliser et achever des projets personnels, mais dans un cadre plus réduit, avec des outils et technologies différents. Habituellement, je suivais les dernières tendances sur Twitter ou LinkedIn et j’essayais de m’entraîner sur ces technologies. Mais je me suis rendu compte que ces outils étaient au mieux inadaptés à mes besoins personnels, au pire pas assez matures pour être utilisés dans des projets aux objectifs variés.
Je ne vais pas relancer le débat sur les frameworks JavaScript ou sur le fait que le PHP soit un langage « mort » : les discussions stériles sur Reddit, Twitter et autres réseaux en regorgent déjà et je vous laisse libre de vous faire votre propre opinion. Pour ma part, jusqu’à maintenant, je m’étais essayé au framework NextJS. C’est un framework plutôt intéressant et puissant. Après un apprentissage difficile et « à l’ancienne » du HTML, CSS, JavaScript et PHP pendant plusieurs mois, j’ai découvert NextJS et je l’ai considéré comme quasiment magique au début.
Logo officiel du framework JavaScript NextJS
(Crédit photo : Vercel)
Sauf que voilà : j’ai eu l’occasion de travailler sur des projets professionnels avec d’autres outils et mes compétences se sont globalement aiguisées. J’ai commencé à comprendre quels outils étaient vraiment nécessaires pour atteindre mes objectifs. Dès lors, j’ai réalisé que NextJS n’était plus un compagnon de route fiable, mais plutôt un boulet à traîner, simplement parce que je l’avais déjà adopté et que toute la sphère tech américaine et française (parce qu’on préfère lécher les pieds des Américains plutôt que de regarder nos propres solutions souveraines) avait décrété que ce framework était « l’avenir du Web », en réinventant de la mauvaise des manières des paradigmes et principes déjà présents dans d’autres langages ou frameworks, parfois en place depuis une ou deux décennies.
J’ai donc décidé de chercher des technologies et outils qui me permettraient de revenir aux bases. Exit la magie du DOM virtuel, des states et autres concepts abstraits où l’utilisation de bibliothèques devient quasi obligatoire pour compenser des fonctionnements trop complexes. Je me suis tourné vers des technologies plus matures, plus stables et plus simples à utiliser. Pour le back-end, le bon vieux PHP avec le framework Symfony (vive la France !) et pour le front-end, fort de mon expérience en entreprise, j’ai entrepris d’expérimenter Svelte et son équivalent SvelteKit.
Déjà utilisé par des entreprises de renom comme Apple, Svelte est moins répandu que React ou VueJS, mais très intéressant. Il permet de créer des applications Web rapidement, simplement, avec d’excellentes performances, sans ajouter douze dépendances pour savoir quel composant possède 1000 variables réactives coûteuses en temps, tout en restant proche du HTML, CSS et JavaScript natif. C’est un peu comme si l’on avait pris le meilleur des deux mondes : la simplicité du développement Web traditionnel et la puissance des frameworks modernes.
Image du site Internet vitrine du framework JavaScript Svelte
(Crédit photo : contributeurs Svelte)
Mon expérimentation s’est concentrée sur trois projets personnels que j’avais en tête depuis un moment… 🛠️
Premier projet : Online Resume
Le premier projet, appelé Online Resume, est… un curriculum vitae en ligne. L’idée est simple : créer un CV formel, dynamique grâce aux données insérées, sobre visuellement, pour qu’il puisse être lu et téléchargé facilement par des recruteurs non-techniciens. Ici, pas besoin de toute l’artillerie lourde avec SvelteKit : j’ai commencé par Svelte en rendu purement client dans le navigateur, pour comprendre, perfectionner et maîtriser les principaux rouages de ce framework.
Le résultat ? Eh bien, il a de la gueule et le travail est plutôt convaincant au vu du temps que j’y ai passé. Il remplace désormais mon ancien CV statique, réalisé sur… Microsoft PowerPoint (oui, vous avez bien lu). Le nouveau est hébergé sur GitHub Pages en source ouverte. Vous pouvez le consulter ici : https://florianlechat.github.io/Online-Resume/
Et lorsque vous l’exportez au format PDF en mode impression, magie : les liens et autres éléments interactifs se transforment en codes QR ! 😎
Plus tard, je compte le basculer sous SvelteKit pour obtenir un rendu statique en HTML et peut-être ajouter le support pour les ATS, vous savez ces systèmes automatisés de gestion des candidatures que les recruteurs utilisent massivement pour filtrer les CV, avec froideur, sans âme et sans pitié. Mais bon… c’est la vie moderne.
Aperçu du Curriculum Vitae généré à partir de mes informations personnelles
(Crédit photo : Moi-même)
Deuxième projet : TimeLoop
Le deuxième projet fait suite à ma « déconvenue » de cet été. Mes réflexions sur le temps qui passe et l’importance de le mesurer m’ont donné envie de créer une application Web simple pour comprendre et visualiser le temps écoulé entre une date A et une date B. Le projet s’appelle TimeLoop lui aussi a été réalisé avec Svelte.
Je lui ai ajouté deux fonctionnalités plutôt sympas pour le rendre plus intéressant qu’une simple application créée par un dépressif du temps qui s’écoule. La première fonctionnalité permet de sauvegarder vos intervalles temporels via la génération d’une URL représentant les dates que vous avez saisies. La deuxième permet de sélectionner des dates historiques ou futures prédéfinies pour voir à quel point le temps a passé depuis ces événements marquants.
Par exemple, ça fait toujours du bien de se rappeler qu’il s’est écoulé 2 siècles et 36 ans (à l’écriture de ces lignes) depuis que nous avons coupé la tête de notre bon roi en 1789, sacrée époque ! Aussi, il est amusant de se rappeler que le bug de l’an 2038 arrive dans environ 12 ans et je ne comprends pas pourquoi les gens ne s’en préoccupent pas plus (je rigole, hein).
Bref, c’est un petit projet sympa qui m’a permis de m’amuser avec Svelte tout en réfléchissant sur le temps qui passe. Il est disponible en source ouverte sur GitHub Pages : https://florianlechat.github.io/TimeLoop/
Compte à rebours du temps restant avant d’atteindre la date prévue pour le bug de l’an 2038
(Crédit photo : Moi-même)
Troisième projet : Blog Jekyll
Je l’ai fait et c’est un très beau succès personnel pour cette année. Alors oui, je me suis rendu compte que pour écrire des articles de blog, il faut aussi investir du temps et être dans un certain état d’esprit pour réussir à s’exprimer à l’écrit. Mais franchement, qu’est‑ce que ça fait du bien. Juste s’exprimer, partager ses idées, ses pensées, ses expériences, ses frustrations… ça me fait du bien. Parce qu’à défaut de pouvoir harceler mon entourage avec mes idées un peu folles ou parfois incompréhensibles (idées de geek, bonjour), je peux le faire ici, sur mon blog personnel. C’est un espace où je peux être moi‑même, sans jugement, sans pression : juste moi et mes mots.
Je suis fier de ce que j’ai accompli avec ce blog. J’ai appris à utiliser Jekyll, à écrire des articles, à gérer un site Internet statique avec Ruby (beurk 🤢) et tout ça m’a donné envie de continuer à écrire et à partager mes idées avec le monde. Alors attendez‑vous à voir d’autres articles dans les mois à venir, peut‑être avec une cadence un peu moins élevée (hey, ici ce n’est pas le Wall Street Journal). Mais j’ai plein de choses à dire et je me sens désormais suffisamment armé pour les partager avec vous. J’envisage aussi de proposer des articles sous forme de « portraits ». L’idée serait d’interroger des personnes qui m’inspirent par leur travail, leur façon de penser ou leur parcours de vie, afin de comprendre ce qui les motive et ce qui les fait avancer. Je pense que ça pourrait être intéressant et inspirant, autant pour moi que pour les grillons qui me lisent.
Attention, il ne s’agit pas d’interviewer des personnalités connues ou hors de portée pour un simple gueux comme moi, mais plutôt des gens ordinaires qui font des choses extraordinaires dans leur vie quotidienne et de les rendre exceptionnels à vos yeux. 😄
Page d’accueil de mon blog personnel sous Jekyll
(Crédit photo : Moi-même)
L’oublié de 2024 : Homepage
Pas si vite, vous pensez que j’ai oublié un projet ? Eh bien si… et si vous ne savez pas de quoi je parle, cela veut dire que vous n’avez pas exploré les projets sur mon GitHub et je ne vous en tiens pas rigueur. Mais si vous êtes un petit curieux et que vous avez trouvé ce projet… bravo à vous ! Ce projet a été réalisé l’année dernière, donc je ne voulais pas vraiment l’inclure dans cette rétrospective, mais bon, je vais en parler quand même. Il s’agit de ma page d’accueil personnelle (homepage), présentée sous la forme d’un terminal Unix, profondément inspirée d’un projet similaire que j’avais vu sur GitHub.
L’idée est de créer un faux terminal pour consulter des informations sur moi, mes projets, mes réseaux sociaux, etc. C’est un projet amusant qui m’a permis d’exprimer mon amour pour les interfaces en ligne de commande (et parce que, si je ne passais pas mon temps sur les derniers jeux AAA, je serais probablement déjà passé sous Debian ou Mint depuis longtemps). Vous pouvez le consulter ici : https://florianlechat.github.io/Homepage/
Page d’accueil du terminal après avoir saisie la commande menu
(Crédit photo : Moi-même)
Une nouvelle rencontre
Vous avez déjà vécu ça ? Rencontrer une personne. Enfin, pas juste une personne : quelqu’un. Quelqu’un qui, lorsque vous la regardez, donne l’impression que le temps s’arrête, que tout devient plus lumineux, plus beau, plus vivant. C’est un sentiment étrange, mais aussi profondément merveilleux.
Début 2025, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un de très spécial. Pour être totalement honnête, j’ai profondément blessé cette personne au début de notre relation, par maladresse et par ignorance de ma part. J’ai fait des bêtises, des choix stupides qui ont causé de la douleur et instauré une distance pendant un long moment. De son côté, il y a aussi eu des erreurs, mais de manière plus mesurée, dans un contexte qui découlait avant tout de mes propres actions.
Bref, je suis convaincu que ce début de relation aurait pu faire un carton dans un thread Twitter avec les hashtags #MenAreTrash ou #TousLesMêmes. Et pourtant, malgré tout ça, cette personne a fait le choix d’accepter ce qui s’est passé, de me pardonner en partie (car le pardon total et immédiat n’existe pas), seul le temps est réellement capable de panser et de pardonner les actes d’autrui et de me donner une seconde chance. Nous nous sommes donné une nouvelle chance, avec l’envie sincère de repartir sur quelque chose de plus sain et de plus équilibré.
Je n’ai pas envie de faire preuve d’hypocrisie : certaines personnes ne me font strictement aucun effet, à cause de leur façon de penser ou d’agir. D’autres me font grandir d’une certaine manière. Et puis, très rarement, il y a celles qui vous élèvent réellement en tant que personne. Celles qui donnent envie d’aller plus loin, de se tenir près d’elles, de les écouter, de s’ancrer et de pouvoir dire qu’à leur contact, on devient plus sage, plus mature, plus conscient de ses actions envers les autres. C’est fou comme une seule personne, au bon moment, peut avoir un impact aussi profond sur une vie en si peu de temps. Je l’ai réalisé grâce à elle. Se sentir écouté, compris, apprécié (non pas pour la façade que l’on affiche au quotidien, mais pour ce que l’on est réellement) est un sentiment rare et précieux, que j’estime énormément.
Il reste encore tant de choses à faire avec elle, tant de choses à apprendre sur son histoire, ses craintes, ses qualités, ses défauts, ses subtilités qui la rendent si précieuse à mes yeux (au point que l’envie de créer un manuel d’instructions me traverse parfois l’esprit). Il y a aussi des envies, des projets et des rêves à construire et à partager. Malgré mes peurs et mes doutes, je suis convaincu que je souhaite partager une partie de mon avenir avec elle et cette simple pensée me rend profondément heureux. On pourrait croire au monologue banal d’un homme qui tombe amoureux, aveuglé par des sentiments naïfs et des émotions sans fondement. Mais ce n’est pas le cas. Après la distance imposée par mes erreurs, les peines et les épreuves que nous avons traversées séparément, j’ai l’intime conviction que cette relation vaut plus que la peine d’être vécue. Ce n’est plus une simple envie passagère : c’est une décision, une nécessité. Pour moi, pour ce que je veux devenir et pour ce que je souhaite lui apporter.
Je suis doucement en train d’écrire la fin d’un chapitre avec elle, celui de cette année mouvementée et j’ai déjà hâte d’en écrire un nouveau, ensemble. Attention, cela ne veut pas dire que tout sera ou sera un conte de fées, où les conflits sont aussi rares que les licornes. Loin de là. Mais aujourd’hui, lorsque je me lève le matin, ce n’est plus en attendant simplement le moment où je retournerai me coucher. C’est surtout avec l’envie d’être là pour elle, de me tenir à ses côtés, de la soutenir et de lui apporter autant de présence et d’attention que je le fais pour ma famille et pour les quelques personnes exceptionnelles auxquelles j’ai choisi de consacrer une part de moi-même. Il n’y a rien de plus gratifiant que de voir quelqu’un sourire ou rire grâce à vous, grâce à vos actions. Après tout ce que j’ai traversé, je crois sincèrement que c’est le plus beau cadeau que la vie m’ait offert cette année, sans aucun doute.
En écrivant ces lignes, le 19 décembre 2025 à 23h47 très exactement, je fais le vœu que cette relation devienne pleinement réelle et qu’elle dure le plus longtemps possible. J’y veillerai, parce que j’ai peur de la perdre à nouveau, en tant que personne, mais aussi en tant que partenaire de vie.
Google, mon ami
Bon, trêve de sérénade amoureuse. Une des dernières choses que j’ai faites cette année, c’est de retirer Google de ma vie numérique. Enfin, pas complètement, mais à 95 %. Il y a quelques semaines, j’avais installé une instance NextCloud pour migrer tout mon Google Drive vers mon serveur, afin de ne plus dépendre des conditions de confidentialité douteuses de Google et aussi pour disposer d’autant d’espace que je voulais, sans payer d’abonnement mensuel. La migration s’est bien passée, mais très vite, j’ai compris que le temps et l’énergie nécessaires pour maintenir, surveiller et sauvegarder cette instance allaient me coûter beaucoup plus que prévu. Et honnêtement, je ne voulais pas m’investir autant dans un projet qui n’était pas directement lié à mes objectifs personnels.
Après avoir étudié la possibilité de se passer également de GMail, j’ai décidé de migrer mes services vers un prestataire plus respectueux de mes données, fiable et proposant des services similaires. J’ai d’abord envisagé OVH ou Scaleway, mais ce sont davantage des fournisseurs d’outils que de services complets comme Google. Je me suis alors tourné vers Infomaniak et Proton, deux hébergeurs suisses mettant l’accent sur la confidentialité et la sécurité des données.
Meme symbolisant le choix d’hébergeurs souverains et européens
(Crédit photo : ScientiaEtVeritas)
Infomaniak est un peu plus léger en fonctionnalités et mise surtout sur la responsabilité et la transparence plutôt que sur l’anonymat complet. Proton, en revanche, est beaucoup plus axé sur la confidentialité et l’anonymat. C’est ce dernier qui m’a séduit. Après avoir étudié les abonnements, j’ai testé Proton Unlimited : stockage illimité pour les courriels, fichiers jusqu’à 500 Go, VPN, intelligence artificielle (dont je peux me passer) et gestionnaire de mots de passe. Bingo 😎 : tout ce qu’il fallait pour basculer entièrement. Bien sûr, j’ai effectué plusieurs tests sur plusieurs jours pour m’assurer que l’interface était agréable et que les performances étaient au rendez-vous. Après une semaine, j’étais convaincu à 95 % que c’était la bonne décision. Ce n’était pas Google, mais c’était un compromis acceptable pour sécuriser mes données et ne plus dépendre de leur écosystème.
Bannière officielle de la suite Proton
(Crédit photo : Proton)
Dans le même temps, après la décommission de mon instance NextCloud, j’ai également migré mon gestionnaire de mots de passe VaultWarden, vers ProtonPass. Celui-ci offre des fonctionnalités plus « finies » et des avantages comme les alias d’adresse électronique, me permettant de supprimer un deuxième conteneur Docker de ma machine dédiée. Aujourd’hui, plus rien ne reste sur mon Google Drive, quelques documents liés à mon époque de rôliste (haha, je ne vous en ai pas encore parlé !), mes mots de passe sont sur ProtonPass et la très grande majorité de mes courriels transitent via ProtonMail avec des alias pour chaque service. Je me sens beaucoup plus léger et serein, sachant que mes données sont entre de bonnes mains. Il restera à supprimer tous mes courriels récents sur GMail, mais ce sera pour plus tard.
Je ne sais pas si je regretterai un jour Google, mais pour l’instant, je suis très satisfait de cette décision. C’est un pas de plus vers mon indépendance vis-à-vis de ces mastodontes qui manipulent nos données personnelles comme bon leur semble, sans se soucier des conséquences sur notre vie privée et notre sécurité en ligne. Je vous encourage vivement à faire de même si vous en avez l’occasion. Même un petit geste compte pour protéger notre vie numérique.
Du nouveau matériel
Un nouveau serveur et Docker
L’année prochaine sera une année de migration. D’abord parce que je vais récupérer un nouveau serveur OVH, transféré par un ami qui me cède sa machine dédiée : moins coûteuse et plus robuste que la mienne actuelle. D’ici avril, je vais donc devoir tout migrer dessus. Ce ne sera pas particulièrement compliqué, mais cela demandera tout de même une bonne soirée de travail pour tout transférer et s’assurer que les services continuent de fonctionner comme prévu.
Bien évidemment, pour préparer tout ça, j’essaie de mettre fin à mes anciennes habitudes : installer les services directement sur la machine hôte, en suivant des tutoriels trouvés ici et là, avec des comportements parfois différents selon la version de Debian Server utilisée. J’ai donc décidé de migrer les services les plus critiques vers des conteneurs Docker, afin d’isoler les services, de faciliter les mises à jour et la maintenance et surtout de pouvoir migrer facilement d’une machine à une autre sans trop de tracas. Cela a déjà été le cas pour le renouvellement de mes certificats avec Let’s Encrypt, mais aussi pour Nginx, utilisé à la fois comme serveur Web et comme serveur mandataire inverse, ainsi que pour WireGuard et le VPN. Tout cela fonctionne désormais dans des conteneurs Docker, sans changement de comportement. L’avantage, c’est que je n’ai plus à me soucier des dépendances système ou des oublis de configuration.
Intérieur du centre de données de OVHcloud basé à Gravelines
(Crédit photo : OVHcloud France)
On crée un fichier Docker Compose, un volume hôte pour la persistance des données, on change l’utilisateur par défaut (méchant root !), on lance le conteneur et hop : ça fonctionne. Simple, rapide et efficace. L’un des derniers points à traiter sera la sauvegarde régulière de mes données. Actuellement, c’est un bon vieux script Bash avec Rclone et un cron qui s’en charge. Voilà, ça c’est de la technique professionnelle… enfin presque. Plus sérieusement, ça fonctionne très bien, mais j’aimerais quelque chose de plus robuste et plus fiable, tout en évitant de gaspiller du stockage et de la bande passante.
J’envisage donc de passer sur un conteneur Restic pour effectuer des sauvegardes incrémentales et chiffrées de mes données. C’est l’un de mes objectifs pour le début de l’année prochaine. Une fois ce point réglé, ce sera enfin l’heure d’installer une instance GitLab pour héberger mes projets personnels et pouvoir me débarrasser de GitHub, encore un pas de plus vers l’indépendance numérique. J’en parlerai plus en détail dans un autre article lorsque ce sera fait.
La cuisine
Mettons une pause dans cet instant où un mangeur de cartes graphiques vous parle de serveurs, de conteneurs Docker, de sauvegardes automatisées et juste après d’ordinateurs, pour vous parler un peu cuisine. Oui, parce que je ne vous ai pas encore parlé de ma récente passion pour la cuisine. Depuis quelques semaines, j’expérimente et pour le moment, j’essaie de faire des pâtisseries (ici, c’est team sucré), avec plus ou moins de succès. J’ai commencé par mon dessert favori : j’ai nommé le tiramisu !
Cette merveille italienne est un mélange de douceur, de café, de spéculoos (à bas les boudoirs) et de mascarpone, le tout saupoudré de cacao amer. J’ai suivi une recette toute bête trouvée sur Internet et le résultat a été excellent dès le premier essai. J’étais fier de moi et je l’ai bien évidemment refait dans la foulée pour perfectionner ma recette, afin de la graver dans le marbre sur un cahier de recettes !
Un bol de tiramisu aux spéculoos entamé
(Crédit photo : Moi-même)
Ensuite, j’ai voulu faire plaisir à mes proches en réalisant un flan pâtissier. Alors oui, rien de bien compliqué sur le papier, mais j’ai eu vraiment peur. Pourquoi ? Ce n’est pas vraiment la préparation qui est difficile, c’est plutôt la mise en place et la cuisson. Déjà parce que mettre une pâte brisée dans un moule beurré n’est pas aussi simple qu’on le croit (surtout quand on a deux mains gauches comme moi). Ensuite, parce que 99 % des recettes sur Internet donnent des thermostats ou des durées de cuisson pour des fours modernes. Or, chez mes parents, on est restés dans les années 60 avec un four traditionnel à gaz qui chauffe comme il l’entend et qui peut provoquer de sacrées variations de température en fonction de la température ambiante. Autant dire que ce n’est pas vraiment optimal comparé à un four moderne à chaleur tournante, électrique ou à gaz.
En plus de cet obstacle, il a fallu gérer les thermostats, parce que oui, Brandt (qui va malheureusement disparaître), à l’époque, s’amusait à utiliser des thermostats numérotés de 1 à 9, sans aucune indication de température et loin des standards des autres constructeurs. Donc, à défaut d’avoir un thermomètre, il a fallu faire au mieux pour atteindre les bonnes températures. Au premier essai, la cuisson était correcte, mais il manquait un peu de doré. J’ai donc augmenté la température et le temps de cuisson pour le second essai… qui fut parfait. Ouf !
Un flan pâtissier à la vanille en train de refroidir à la sortie du four
(Crédit photo : Moi-même)
Enfin, pour terminer cette petite série de pâtisseries, j’ai tenté un grand classique que j’apprécie particulièrement : les crèmes brûlées à la vanille. Là encore, j’ai suivi une recette simple trouvée sur Internet et le résultat a été… catastrophique. En fait, rien n’allait. Déjà, j’avais acheté de la crème entière épaisse au lieu de liquide. Ensuite, je n’utilisais pas des ramequins adaptés. Et pour couronner le tout, la cuisson dans ce four était, pour le coup, beaucoup trop chaude. Le résultat ? Eh bien, c’était juste de la crème à moitié réchauffée, immangeable… De quoi arrêter net mes espoirs de devenir le prochain Philippe Etchebest.
À l’approche des fêtes de fin d’année, je me suis donc arrêté là. Mais je compte bien reprendre la cuisine en 2026, avec de nouvelles recettes, de nouveaux défis et peut-être même des plats salés cette fois-ci. Qui sait ? Peut-être que je deviendrai un jour un chef étoilé… ou pas. 👨🍳
Un PC master race
En dehors de mon nouveau serveur, j’ai aussi investi dans un nouvel ordinateur. Oui, parce que c’est bien gentil de coder et de passer des heures à faire le nerd, mais je n’oublie pas d’où je viens : les jeux vidéo restent l’un de mes loisirs préférés.
Mon ordinateur commençait à montrer des signes de fatigue après 8 ans d’utilisation variée. Oui, il continue à faire tourner des jeux relativement récents en qualité plus ou moins haute et en 1080p, mais certains jeux sont désormais inaccessibles. Soit les performances ne permettent pas d’y jouer correctement (exemple : Cyberpunk 2077), soit le jeu requiert TPM 2.0 avec ou sans Windows 11. Microsoft a eu la « brillante » idée de rendre TPM 2.0 obligatoire pour installer Windows 11, ce qui empêche ma machine, pourtant plus puissante que beaucoup d’ordinateurs jetables vendus aujourd’hui (dans la catégorie bureautique), d’installer le système d’exploitation. Mon Intel Core i7 de 7ème génération n’a pas de puce TPM 2.0 intégrée. Super.
Effigie du « PC Master Race » dans la culture geek
(Crédit photo : Internet, auteur inconnu)
Quand je démontais mon ordinateur pour le nettoyer et voyais ma bonne vieille GTX 1080, je savais qu’elle avait encore de la ressource, mais bon… c’était mon premier vrai ordinateur (merci Megaport), avec son lot de défauts : refroidissement douteux, alimentation fatiguée et processeur qui atteint ses limites sur des jeux comme Cities: Skylines 2. J’ai donc profité des Black Fridays (vous savez cette période qui dure 5 semaines au lieu d’une journée comme à l’origine aux États-Unis 🤨) pour acheter un nouvel ordinateur.
Heureusement, je l’ai fait avant que le prix de la mémoire vive n’explose le mois suivant. J’ai opté pour un achat plaisir : un Ryzen 7 de dernière génération, 32 Go de RAM DDR5 à 6000 MHz et une RTX 5080, parfait pour lancer Garry’s Mod en 4K sans difficulté (je plaisante !). Plus sérieusement, ce sera mon dernier gros achat ; ensuite, il sera temps de me concentrer sur des choses plus importantes que du matériel, comme fonder une famille ou faire crédit immobilier (argh… les joies de la vie adulte).
Aperçu du montage finalisé par l’équipe TopAchat de mon nouvel ordinateur
(Crédit photo : TopAchat)
Quant à mon vieil ordinateur, il ne rejoint pas le cimetière des ordinateurs dans le garage. Je vais le transférer dans les bureaux de mon entreprise pour lui donner une seconde vie. Je pense le transformer en serveur d’appoint : exit Windows, bonjour Debian. Il pourra probablement faire tourner mes exécuteurs GitLab ou d’autres services non critiques, qui n’ont pas besoin d’être exposés sur Internet ou d’être sur la machine principale chez OVH. Et si finalement l’idée du serveur d’appoint ne me plaît pas, je pourrai toujours le formater et le laisser à disposition d’autres personnes.
Honnêtement, je ne sais pas encore exactement comment il sera utilisé. Dans le pire des cas, il restera chez mes parents quand je déménagerai et que je ne voudrai pas m’encombrer de « The Beast ». Quand mon père me l’avait acheté en 2017, j’avais pour objectif de le garder 10 ans. Bon, ça fait déjà 8 ans, bientôt 9 en avril prochain. J’espère pouvoir le garder jusqu’en 2027… mais on verra bien d’ici là.
Et maintenant ?
Bon, cette rétrospective est déjà bien longue, mais je tenais vraiment à partager avec vous tout ce que j’ai vécu cette année. 2025 a été pleine de hauts et de bas, mais aussi de découvertes, d’apprentissages et de rencontres. J’espère que l’année prochaine sera encore meilleure, avec plus de projets personnels, davantage de temps pour moi et mes proches et peut-être même quelques voyages supplémentaires (mais pas trop loin cette fois-ci, hein).
Je m’excuse si certains passages ont pu sembler confus ou étranges, c’était un article très personnel, mais écrire et partager tout ça m’a fait beaucoup de bien. Même si je ne suis pas un écrivain professionnel, j’espère que vous aurez pris plaisir à lire cette rétrospective de mon année 2025. Merci à tous ceux qui m’ont soutenu et accompagné tout au long de cette année. À l’année prochaine pour de nouvelles aventures !
(Crédit photo : Freepik)